Ce jeudi 19 mars, la classe du collège du Porzou de Concarneau part à la découverte des algues de l’estran.
Nous débutons en classe où Noëlla et Sarah, de l’association Cap vers la Nature, nous expliquent ce qu’est une algue. Les élèves font plusieurs propositions pour essayer de définir cet organisme vivant complexe. On apprend ainsi qu’il existe 4 familles d’algues, classées selon leur couleur : brune, rouge, verte ou bleues.
Les algues sont un vaste groupe d’organismes aux formes, couleurs et milieux de vie variés.
Leur point commun : elles réalisent la photosynthèse, c’est-à-dire qu’elles utilisent la lumière du soleil, l’eau et le dioxyde de carbone pour se développer. Elles vivent, au moins en partie, en milieu aquatique. Enfin, une algue est formée de trois éléments : le crampon (qui lui sert d’accroche sur la roche par exemple), le stipe (l’équivalent de la tige chez les plantes terrestres) et les lames.
Ensuite, il nous suffit de 5 minutes à pieds pour rejoindre la plage, sur laquelle les élèves forment 6 groupes. Nous avons de la chance, le soleil est de la partie. Le premier défi est donné par Noëlla : Faire un cercle dans le sable, et ramener, en 10 minutes, le plus d’algues différentes possibles.
Au coup de sifflet, les élèves partent en courant, et ramènent des fragments trouvés sur la plage : beaucoup de lames, et quelques stipes et crampons. Le temps imparti est écoulé, il est maintenant temps de compter les prises.
Le deuxième défi consiste à identifier 3 des algues ramassées à l’aide d’une clé de détermination. La première chose à établir c’est la couleur : verte, brune ou rouge. Ensuite, nous observons si l’algue comprend des flotteurs, si elle son stipe est plat ou cylindrique, si ses lames sont dentées ou lisses, etc. Enfin, les groupes sont invités à dessiner une algue, et nommer ses différentes parties.
Nous mettons ensuite en commun nos découvertes. Certains groupes ont trouvé jusque’à 13 algues dans la laisse de mer : ulve (laitue de mer), dulse, etc. Nous apprenons aussi que certaines algues sont comestibles (évidemment pas lorsqu’elles ont été ramassées dans la laisse de mer : elles sont possiblement mortes depuis trop longtemps pour être mangées).
C’est parti pour le troisième défi : aller identifier des algues plus bas sur l’entrant, là où la marée basse les a découvertes. Ces algues-là, encore accrochées aux rochers, sont vivantes, la consigne est donc donnée de les observer sans les ramasser. Noëlla donne des cartes aux élèves, et ils doivent, par groupe, retrouver l’espèce représentée. Les élèves se dispersent sur les rochers, curieux de trouver les espèces en photo sur leur carte. À la fin, une surprise les attend, et la compétition est rude pour ce troisième défi.
Pour finir, nous nous retrouvons tout en haut de la plage pour faire le bilan de ce que nous avons appris.
Certaines algues ne se trouvent qu’en haut de l’estran (= la zone couverte à marée haute et découverte à marée basse), tandis que d’autres affectionnent le bas de l’estran. Noëlla demande aux élèves les raisons qui expliquent cet étagement : certaines algues supportent d’être découvertes 12h, d’autres seulement 2 ; celles qui vivent vraiment plus profondément peuvent survivre malgré une luminosité plus faible.
Enfin, le temps de la surprise est arrivé : Noëlla nous a confectionné un tartare d’algues (dulse, nori et laitue de mer) que nous tartinons sur du pain. Si quelques élèves semblent réticents au départ, tous se laissent finalement tenter par la dégustation, et certains sont même demandeurs d’un deuxième service.

