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Des manchots à Tourc’h ?!

16 Mar 2026 | Sensibilisation

Ce 16 mars, nous avons retrouvé les élèves de CP-CE1 dans leur classe à Tourc’h, pour leur visio-conférence avec Victor. Après leur sortie naturaliste, ils vont pouvoir lui présenter leurs observations, et en savoir plus sur l’expédition du Captain Darwin. Ça y est, nous sommes tous connectés, et Victor rencontre enfin les élèves et commence l’échange par un résumé de l’expédition. L’équipage se trouve aux îles Galápagos, un archipel d’îles volcaniques dans l’océan Pacifique. Pour que les élèves se rendent bien compte de l’envergure du voyage, Victor affiche à l’écran une carte du monde illustrant le trajet qu’a effectué le voilier depuis son départ.

Aux Galápagos, Victor étudie les iguanes marins, notamment leur comportement et leur adaptation face à l’évolution de leur environnement. Ce sont des animaux à sang froid, qui passent donc beaucoup de temps sur les rochers pour se réchauffer sous le soleil. Ces iguanes se nourrissent d’algues marines qu’ils trouvent sous l’eau. Victor montre aux élèves les magnifiques images qu’il a pu photographier, même sous l’eau. Les iguanes marins ont la particularité de se débarrasser du sel qu’ils ingèrent dans l’eau de mer en éternuant, ce qui expulse le sel, qui s’accumule en couronne blanche sur leur tête.

Victor interroge les élèves sur leurs connaissances des volcans et des îles volcaniques. L’archipel des Galápagos est un exemple très à propos, car il est actif, et cette activité volcanique a un impact direct sur la biodiversité, dont les iguanes marins. Une fois cette escale terminée, le Captain Darwin entamera une grande traversée de l’océan Pacifique de près de 7000 km vers la Polynésie française. Là-bas, l’équipage étudiera les coraux, un élément clé des écosystèmes marins tropicaux.

Les élèves présentent ensuite à Victor les observations de leur sortie naturaliste. Accompagnés par Raphaële de la LPO, l’objectif de la sortie était pour les élèves d’observer le chardonneret élégant. Tour à tour, ils décrivent à Victor le site, près d’un étang, et les différentes espèces qu’ils ont pu observer : canards, buses, poule d’eau, et même une oie ! Avec Raphaële, ils ont appris à distinguer la femelle et le mâle chez les canards colvert, grâce au cou vert vif du mâle. Cela a permis d’illustrer les différences entres les individus selon leur sexe, soit le dimorphisme sexuel, ainsi que l’importance du camouflage naturel pour les animaux.

Au grand regret des élèves, l’observation du chardonneret n’a malheureusement pas abouti. Les élèves ont discuté entre eux et avec Raphaële de l’importance de rester éloigné et silencieux quand on veut observer des animaux sauvages, sans quoi ils seraient effrayés et fuyeraient. Un élève partage notamment qu’il avait déjà observé un chardonneret à environ 5 m.

Après avoir écouté les observations des élèves, Victor fait un parallèle entre les oiseaux locaux bretons et une espèce qu’il a étudiée lors de son expédition. Quand le voilier s’est arrêté aux îles Malouines en Patagonie, l’équipage a pu observer les manchots, des oiseaux qui utilisent leurs ailes en guise de nageoires, et qui ne volent pas. Les îles Malouines abritent plusieurs colonies de manchots, équivalant à environ 4000 individus. Au plus grand plaisir des élèves, Victor fait une démonstration de la marche caractéristique du manchot, puis de leur cri.

Pour les élèves de Tourc’h, Victor établit également une distinction entre plusieurs oiseaux. L’autruche, le kiwi et le manchot ne volent pas, mais ne se trouvent pas du tout dans les mêmes habitats. Au contraire, le pingouin vole, mais ne se trouve que dans l’hémisphère nord.

Les élèves de Tourc’h n’ont pas pu observer de chardonneret, et Victor rappelle l’importance des règles d’observations naturalistes. Qu’il s’agisse d’un animal dangereux ou pas, conserver une distance de sécurité est nécessaire : certains animaux peuvent réagir agressivement, ou même abandonner leurs petits et leur nid.  Pour la sécurité des observateurs et des animaux, Victor respecte une distance minimale de 3 m, notamment pour observer les léopards de mer, qui peuvent se montrer agressifs.

Même si les élèves sont restés silencieux et à distance des oiseaux, l’observation naturaliste dépend en plus des animaux eux-mêmes, peut–être que le chardonneret se montrera une prochaine fois !

Après cet échange d’observations et à la demande des élèves, Victor présente dans un peu plus de détails le quotidien à bord du voilier, ainsi que l’équipage, composé de Victor, Rubia, Mélanie et Thomas. Le voilier a été aménagé pour un quotidien à bord, et dispose donc d’espaces de vie fonctionnels, d’une cuisine et même d’une salle de bain. Victor nous montre à la caméra le voilier, pour mieux expliquer son organisation compacte et très fonctionnelle pour les longues expéditions.

Les élèves se demandent comment l’équipage gère la nourriture lorsque le voilier navigue pendant plusieurs jours. Victor explique que le Captain Darwin peut emporter des provisions pour environ 30 jours à son bord : de l’eau potable, des fruits et légumes, du lait, et même des chips pour l’apéro ! Cuisiner pour s’avérer un peu difficile quand le voilier bouge beaucoup, mais Victor rassure les élèves, l’équipage peut très bien se cuisiner de bons repas à bord.

Victor propose ensuite un quiz vidéo aux élèves, avec des questions sur le comportement des iguanes marins, pour faire participer les élèves qui n’auraient pas encore parlé. L’ambiance pousse certains à partager d’autres observations d’oiseaux, comme sur les nichoirs dans leurs jardins. Certains ont déjà utilisé des jumelles pour rester à distance tout en observant les oiseaux, et Victor souligne que les mains peuvent aussi servir de jumelles de secours. Après quelques autres questions sur les manchots, Victor invite les élèves à terminer la visio-conférence par l’imitation de la marche et du cri des manchots royaux (un beau tableau pour la maîtresse).

Après cet échange, l’équipage du Captain Darwin va se préparer pour la traversée de l’océan Pacifique, que les élèves pourront continuer à suivre sur la carte interactive et grâce aux vidéos quotidiennes.