Nous sommes lundi 9 mars, les élèves de CP-CE1 de l’école de Tourc’h partent en mission : observer le chardonneret élégant, bel oiseau plein de couleurs. Raphaële, de la LPO, nous accompagne. Elle commence par établir les consignes de la sortie avec l’aide des enfants, en demandant ce qui est important si on veut pouvoir observer les oiseaux. Les réponses fusent : être silencieux et ne pas courir.
Ensuite, nous avons droit à une petite explication sur la manière de nous servir de jumelles. Eh oui, si c’est pour voir flou, ça ne sert à rien ! Une fois avoir rappelé que regarder le copain d’à côté n’est pas la vocation des jumelles, mais qu’elles servent plutôt à admirer ce qui est loin de nous, Raphaële nous montre comment les ajuster à notre visage, et tourner la molette pour voir clair.
Un oiseau se localise souvent d’abord par son chant. Raphaële nous donne l’astuce de mettre nos mains en coupelles derrière nos oreilles pour amplifier le son. Nous entendons ainsi un pouillot, dont le chant « tchif tchaf » rappelle le tic tac du métronome.
Au fur et à mesure que nous avançons, nous observons la nature autour de nous, pour comprendre l’habitat des oiseaux. Les patures sont notamment utiles pour fournir des graines aux oiseaux, elles sont idéales en bordure de forêt.
Sur le plan d’eau, nous repérons une oie et des canards colverts. Ils ont des palmes palmées, ce qui leur permet de se déplacer à la surface de l’eau. Raphaële présente le régime alimentaire de ses oiseaux, et précise que le pain n’en fait pas partie ! Bien qu’ils en soient friands, cela peut les rendre malade. Si on veut vraiment aller donner à manger aux canards, il faut plutôt leur amener des épluchures, de carottes par exemple.
Les canards ont un plumage bien différent entre le mâle et la femelle. Cette dernière est de couleur marron pour pouvoir se camouffler facilement avec ses petits. Le mâle, quant à lui, présente des couleurs vives pour pouvoir plaire aux femelles. Un mâle avec des couleurs ternes signifie qu’il ne prend pas soin de lui, et donc qu’il est peut-être malade.
Nous continuons à avancer, toujours à la recherche du chardonneret élégant. Cet oiseau se cache notamment souvent dans les friches. En effet, les ronces leur servent d’abri pour y faire leurs nids (ils pondent des oeufs bleus !), et les graines leur permettent de se nourrir (ils sont granivores).
Pour l’instant, toujours pas de chardonneret, mais nous admirons d’autres espèces. Des goélands planent au dessus de notre tête, attrapant des insectes que l’air chaud ascendant a fait remonter. Une buse se laisse porter par les vents ascendants, planant pour se déplacer. Nous admirons ses grandes ailes déployées, immobiles. Raphaële nous montre aussi des photos d’autres animaux qu’on peut trouver dans ce bocage, mais qui sont évidemment bien cachés : chouette chevêche, chauve-souris,…
Raphaële nous rappelle aussi l’importance de garder des arbres morts : ils servent d’habitat à tout un tas d’espèces comme des insectes, souris, vers, serpents, etc.
Au final, si Rapahële a réussi à entendre au loin le son du chardonneret, il n’a pas daigné nous montrer le bout de son nez. Cet oiseau est bien plus timide que sa voisine la mésange, et est resté à bonne distance de notre groupe.

