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Le plancton a le vent en poupe à Mousterlin !

21 Mai 2026 | Sensibilisation

Aujourd’hui, la classe de CE2 de l’école de Mousterlin rencontre Victor en visio-conférence ! Il décroche l’appel en direct de la timonerie du voilier, depuis laquelle il surveille l’horizon. Victor montre le paysage extérieur aux élèves : de l’eau et de l’eau à perte de vue. Les élèves ont bien suivi la carte pédagogique, sur laquelle Victor publie en ce moment les images de la Polynésie française. Grâce à un globe, les élèves localisent d’abord la Bretagne puis l’archipel dans l’océan Pacifique. Il aura fallu près de quatre ans au Captain Darwin pour parcourir toute cette distance.

En Polynésie, l’équipage a travaillé sur les coraux, et Victor montre plusieurs images à la classe, notamment de la ponte du corail, qui intrigue les élèves. Le corail est à la base un petit animal, le polype, qui se construit un squelette calcaire qui ressemble parfois à des cailloux. Avec le temps, ces structures de corail se développent, parfois jusqu’à former des récifs coralliens, ou encore des îles, les atolls coralliens. Les coraux abritent une grande biodiversité : en Polynésie, Victor a photographié de nombreux poissons, des crustacés, des requins, etc.

Swan présente l’école de Mousterlin et la classe de 20 élèves à Victor. C’est ensuite au tour de Marceau de présenter le projet de la classe. Les élèves ont fait un aquarium, avec une fiche d’identité. La classe est allée à la pointe de Mousterlin pour observer la biodiversité de l’estran, cette zone de la plage qui est recouverte à marée haute puis découverte à marée basse, ce qui forme des flaques riches en biodiversité dans le sable. Il faisait beau et les élèves ont beaucoup aimé regarder la mer, même si Emma a glissé dans l’eau et qu’un crabe a décidé de pincer un autre élève… Dans l’estran, les élèves ont prélevé des petits poissons, des crustacés et du plancton. Une fois revenus en classe, les élèves ont gardé les petites créatures de mer dans un grand aquarium d’eau salée pour les observer avant de les relâcher un peu plus tard. Entretemps, ils les ont nourri d’algues et de moules.

Les élèves n’ont pas vu de poulpe durant la sortie, mais les connaissent très bien. Victor demande si quelqu’un peut lui décrire l’animal, et la classe se retrouve peuplée de poulpes à deux bras s’agitant dans tous les sens. Les poulpes ont huit bras et un corps tout mou, à l’exception de leur bouche, le bec, au centre de leur corps.

Emma présente à Victor les fiches d’identité réalisées sur les animaux de l’aquarium. Elles serviront à créer un livre qui sera présenté aux autres classes pendant la fête des Darwinigs. On pourra notamment y apprendre que le crabe vert mesure 4 à 9 cm à l’âge adulte, et peut vivre 4 à 5 ans. Il y aura des informations sur l’habitat, l’alimentation et la reproduction des espèces, et tous les élèves ont participé à la création des fiches, tirées au sort ! Avec environ une dizaine d’espèces différentes, le livre permettra de mettre en lumière la biodiversité du littoral breton. Avec Noëlla de Cap Vert la Nature et munis d’épuisettes fines avec des bouteilles au bout, les élèves ont également pêché du plancton qu’ils ont. observé au microscope à l’école.

Maïna a même amené la sienne pour la montrer à Victor. Le plancton est un animal marin microscopique beaucoup mangé par d’autres espèces. Il existe le zooplancton et le phytoplancton : le premier est un animal et le second est une plante. Victor projette des photos au microscope de phytoplancton, qui ont des formes géométriques très intéressantes.

Cette micro-algue se nourrit comme les plantes, avec l’énergie du soleil à travers un phénomène qu’on appelle la photosynthèse. Le plancton est très important car il est à la base de la chaîne alimentaire de l’océan, et sans lui, il n’y aurait ni poissons, ni baleines, etc.

Victor présente ensuite aux élèves un des animaux qu’il a pu rencontrer pendant l’expédition, le léopard de mer. Lorsque le Captain Darwin est descendu le long de l’Argentine, l’équipage s’est arrêté dans la région de la Patagonie, tout au sud du continent. Là-bas, ils ont observé cette espèce près des glaciers, qui a justement besoin des surfaces glacées pour s’adonner à son activité préférée, se reposer au soleil. Les icebergs sont des morceaux de glace se décrochant des glaciers avant de tomber dans la mer, et ils sont composés d’eau douce (pas comme la banquise, qui est faite d’eau salée gelée). 

Thérèse demande à Victor si les léopards de mer mangent vraiment des manchots. C’est le cas, et c’est également l’occasion de demander à la classe s’ils savent faire la différence entre un manchot et un pingouin. Les deux sont des oiseaux, mais uniquement le pingouin peut voler. Le manchot, quant à lui, se sert de ses petites ailes pour nager dans l’océan et chasser efficacement les poissons. Pour revenir au léopard de mer, c’est un animal qu’il faut observer de loin, car il peut se montrer agressif.

Pour terminer la visio-conférence, Victor répond aux questions des élèves. Léo demande s’il pourrait faire visiter le voilier à la classe. Victor fait donc une visite virtuelle de l’intérieur du bateau pour les élèves, qui découvre le fonctionnement de la vie en mer. Le voilier est entièrement équipé et l’équipage y vit comme dans une maison, il y a des lits, de l’eau potable, et bien sûr une cuisine adaptée ! Victor fait les courses avant de prendre la mer, et les placards sont donc pleins de fruits, légumes, pâtes, et très important, du chocolat !

Un élève demande quel âge a le bateau. Victor trouve la question très intéressante, et présente la carte d’identité du Captain Darwin à la classe. Il a été construit en 2006, il a donc 20 ans cette année.

Ulysse demande à quelle vitesse va le voilier. Encore une très bonne question, et Victor explique à la classe comment la vitesse est calculée en noeuds par les navigateurs.rices. Au moment de la visio-conférence et selon les appareils de Victor, le voilier avance à environ 7,7 km/h. Un élève qui s’appelle aussi Victor lui demande s’il va bien en ce moment. Le grand Victor répond que oui, il est très heureux car la navigation se passe bien et il adore être en mer. Pour finir, Rozenn demande si sa famille lui manque quand il est en mer. “Très bonne question. Oui, complètement, ma famille me manque. Mon papa, ma maman, mes sœurs et mes nièces, qui ont votre âge. Mes amis me manquent aussi. Mais je fais un super voyage et je vais leur ramener de magnifiques souvenirs qu’on pourra partager ensemble, donc c’est super !”