Ce matin, la classe de CP de Lanriec a rendez-vous avec Victor pour leur visio-conférence. Une fois connectés, Victor apparaît à l’écran et se présente aux élèves. L’équipage se trouve aux îles Galápagos, et prépare activement la traversée de l’océan Pacifique : le Captain Darwin va bientôt se diriger vers la Polynésie française, pour un voyage d’environ 30 jours sur près de 6700 km. Une fois sur place, l’équipage se concentrera sur l’étude des récifs coralliens et de la biodiversité marine.
Victor partage avec la classe ses observations des animaux marins qu’il a rencontrés au cours de l’expédition. Au Cap Vert, l’équipage a étudié le poulpe, cet animal mou et intelligent doté de plusieurs cerveaux, dont un dans chacun de ses huit bras. Ils ont notamment réalisé une expérience pour mettre en lumière la complexité cognitive du poulpe et son comportement défensif. L’équipage a installé un miroir près d’un poulpe, afin d’observer sa réaction : le poulpe a attaqué son reflet, en pensant affronter un ennemi.
Lorsque le Captain Darwin fait escale aux îles Malouines, Victor accompagne Alyssa, une scientifique travaillant sur les forêts de kelp, pour observer ces impressionnants habitats sous-marins. Les forêts abritent une biodiversité variée, comme des étoiles de mer à plusieurs bras, ou des bivalves qui s’attachent aux algues. Les écosystèmes côtiers de notre planète, bien que tous différents et uniques de par leurs faune et flore, ont des fonctionnements plutôt similaires. En Patagonie, les côtes sont habitées par les léopards de mer, les baleines et les manchots. Aux îles Galápagos, l’équipe côtoie de nombreux oiseaux de mer, comme l’albatros, mais aussi un individu endémique à cette région du globe, l’iguane marin. Au fil des escales, le Captain Darwin a pu documenter cette incroyable richesse des écosystèmes côtiers.
La classe de Lanriec présente ensuite à Victor leur sortie, ainsi que leurs observations de petits naturalistes ! Accompagnés par Nathalie Delliou d’Esprit Nat’ure, les élèves ont visité la plage du Cabellou, à la recherche du crabe de pierre. Dans leur quête du crustacé, les élèves partagent avoir découvert une grande variété de coquillages, d’anémones (fraises !), des lièvres de mer, et aussi des éponges. Victor est fasciné par ces trouvailles, et en apprend lui-même un peu plus sur le littoral de Concarneau. Selon lui, l’enjeu du partage des connaissances sur la biodiversité locale repose sur l’importance des collaborations, comme celle de la classe avec le Captain Darwin. Victor propose d’établir une comparaison entre les écosystèmes côtiers bretons et ceux des îles Malouines.
Ce sont à la fois des refuges pour les espèces qui y habitent, mais aussi des garde-manger pour les autres espèces qui les visitent pour se nourrir. Par exemple, les léopards de mer viennent chasser le poisson dans les forêts sous-marines. Ce sont également des zones essentielles pour la reproduction et donc la survie des espèces marines.
Victor invite ensuite les élèves à réfléchir à d’autres écosystèmes riches en faune et flore, et au fonctionnement similaire. Les propositions fusent, et Victor retient la mare et la forêt terrestre. Il explique que sous la mer, les forêts de kelp fonctionnent comme des forêts terrestres : elles ont la même organisation écologique.
Les élèves de Lanriec posent ensuite à Victor toutes (ou presque) leurs questions. Ils sont principalement intrigués par le mode de vie à bord du voilier, par les animaux qu’il a observés, et la motivation derrière l’expédition. Victor explique le fonctionnement des quarts à bord : le voilier nécessite une surveillance continue pour la sécurité de l’équipage, et chacun prend donc tour à tour la responsabilité de veiller sur le bateau et la navigation pendant que les autres se reposent. Cela permet d’éviter les collisions et les accidents. Pour immobiliser le voilier, l’équipage utilise une ancre située à l’avant et reliée au bateau par une chaîne. L’ancre permet au voilier de rester sur place et de ne pas dériver.
Certains élèves s’interrogent sur les risques et les accidents à bord. Victor leur raconte donc un incident durant lequel le voilier a heurté un rocher en Patagonie. L’incident a immobilisé le bateau qui s’est penché quand la marée est descendue, et l’équipage a réagi en l’attachant à un rocher sur la côte. Victor insiste sur l’importance de la vigilance et de la coopération en équipe pour la sécurité de tous en mer.
Les élèves se demandent aussi comment ils se font à manger. L’équipage dispose d’une cuisine complète, avec gazinière sur cardan qui compense les mouvements du bateau, ce qui évite de renverser les casseroles.
Quant à la gestion de l’eau à bord, les douches sont limitées au minimum, pour économiser l’eau douce, et se font parfois à l’eau de mer. Pour compléter l’alimentation sur le bateau, il arrive que l’équipage pêche du poisson frais !
Pour clôturer la visio-conférence, Victor annonce qu’il lui reste environ un an et demi de navigation avant de revenir en Bretagne. Il propose aux élèves de revenir dans leur classe à ce moment-là pour partager ses aventures, et pourquoi pas organiser une visite du voilier !

