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La fête des Darwinigs

15 Juin 2022 | Sensibilisation

Les 7 & 10 juin au pôle nautique de Concarneau
Grand rassemblement autour de la biodiversité pour tous les scolaires du programme pédagogique Captain Darwin 2021/2022

Le mois de juin sonne la fin de l’année scolaire 2021/2022 pour les jeunes élèves du programme Captain Darwin. Pour marquer cette expérience, une grande fête de la biodiversité qui se gravera dans les mémoires de nos jeunes naturalistes. Une occasion unique de rencontrer les autres classes, de partager ses connaissances apprises sur le terrain avec les naturalistes et de se rendre compte que l’on n’est pas seul à travailler sur la Nature. Un point d’orgue pour ces jeunes, l’opportunité pour eux de s’exprimer et oraliser toutes ces découvertes. Un panorama des espèces locales raconté par les élèves aux élèves.

La fête des Darwinigs – petits Darwin en breton – 2 jours qui auront réuni les 300 élèves venus conclure cette année scolaire riche en apprentissage. Car oui c’était le cinquième pilier d’une année inspirante où l’on s’est émerveillé devant la biodiversité.
Après avoir découvert le voyage de Darwin et sa Théorie de l’Evolution durant des ateliers, avoir étudié une espèce avec un naturaliste sur le terrain et l’avoir comparée en visioconférence avec Victor, c’était maintenant le moment de présenter sa création faite en classe devant les autres élèves.

Dès le début de la journée, chaque classe fut divisée en trois groupes identifiables par des foulards (jaune, bleu ou rose) noués au bras, à la cheville ou autour de la tête : chaque couleur rassemblant des élèves d’établissements différents suivant le même parcours tout au long de la fête.

Ce parcours, jalonné de trois ateliers d’une heure chacun, alternait entre présentation à son propre stand, visite des autres stands et projection de reportages Captain Darwin (avec dessin d’une alouette à l’appui !). Les deux journées se terminaient par une visioconférence avec Victor : une occasion privilégiée pour les élèves de questionner le navigateur, l’explorateur et réalisateur.

Mardi 7 juin 2022

Quatre écoles et un collège se sont réunis pour présenter leurs travaux et partager ce moment collectif.

Pour les primaires de l’école Françoise Dolto à Séné, ce fut l’occasion de présenter le pré-salé. Cet écosystème, qu’ils étudient mensuellement dans le cadre de leur AME (Aire Marine Éducative), fut exposé à travers une vidéo détaillant son fonctionnement et les règles propres aux sorties, ainsi que des dessins illustrant les tadornes de Belon ou encore les échassiers comme la spatule.

Dans l’école du Centre-Ville à Concarneau, une mise en scène immersive pour plonger l’auditoire dans la forêt concarnoise ou sud-américaine, et tenter d’illustrer la problématique de la fragmentation de l’habitat du paresseux d’un côté, de l’écureuil de l’autre. Un pari joliment réussi à la vue des réactions du public.

Chez les primaires de l’école de Kerandon à Concarneau, une spécialité : l’estran et le poulpe. Sous les pancartes bleues mer, tout en poésie, on venait au stand comprendre la biologie du mollusque, ses compétences extraordinaires et se faire expliquer les légendes qui rôdent autour de cet animal souvent romancé.

À l’école des Étangs à Rosporden, on s’aventurait presque pieds nus dans les marais de Trévignon, observant les échassiers tels que le héron garde-bœuf ou le héron cendré, figurés sur du carton avec un sens du détail propice à l’apprentissage de leur morphologie, de leur mode de vie et de leur adaptation à l’eau.

Chez les collégien.ne.s du collège de Brizeux de Quimper, on prenait le temps de s’évader au fil des carnets de voyage consacrés au hérisson et à la chauve-souris grand rhinolophe. Ces deux espèces, aujourd’hui fragilisées par la pollution, la fragmentation de leur habitat ou les activités humaines, furent dépeintes avec minutie et sensibilité.

Vendredi 10 juin 2022
Quatre écoles et un collège se sont réunis pour présenter leurs travaux et profiter de ce bon moment collectif. En cette deuxième journée nous avons même créé une liaison visio avec l’Ecole de Tournefeuille près de Toulouse. Super atmosphère en ce vendredi.

Bienvenus à Nizon, où les élèves ont pris le sujet de l’hirondelle à bras le corps. À leur stand vous rentrez dans une expérience en 3 phases où vous découvrez le cou rouge de l’hirondelle rustique, le ventre blanc de celle de fenêtre et le dos brun de celle de rivage. Ce petit migrateur présent l’été et qui se déplace en Afrique tropicale l’hiver subi les tempêtes de sable saharienne de plus en plus fréquentes, les coups de froid intempestifs à son retour, la destruction de leurs nids et la pollution. Alors, les écoliers ont des solutions : mise en place de bac à boue, la protection des nids et l’arrêt de pollution. Une présentation illustrée rondement menée.

L’école d’Elliant nous invite au sein de la ruche et nous conte la vie des abeilles, leur fonctionnement complexe en colonie et quel est son rôle dans la Nature. Un insecte passionnant que l’on découvre par leurs créations évocatrices hautes en couleur détaillant les rôles dans la ruche, les stades de leur évolution, les parties de la ruche… Le tout observé en miroir avec la fourmilière. Petit polinisateur indispensable, on peut voir que les primaires d’Elliant en ont compris l’importance et savent le transmettre.

« Invasion à Keramporiel ! » Tels sont les mots pleins de sens inscrits sous les branches du stand de l’école pour présenter la présence du Robinier faux acacia en Bretagne. Espèce originaire d’Amérique du nord, importée pour consolider les abords des voies ferrées avec leurs racines, et fournissant un bois dur pour la confection des traverses de celles-ci. Les robiniers remplissent maintenant la voie verte, prenant la place d’espèces endémiques et créant de véritables forêts à eux seuls. Un conte forestier à ne pas louper.

L’école Marc Bourhis à Tregunc avance au radar ! Enfin, à l’écho, comme la chauve-souris Grand Rhinolophe, une des plus grandes d’Europe. Une description minutieuse du chiroptère mise en image par les élèves. Une jolie manière de nous parler de ses capacités si particulières, des endroits où la mystérieuse se cache et une façon d’aborder les obstacles (réseau routier, pollution, etc.) qui aujourd’hui la place dans une situation délicate.

Au collège du Porzou, on descend se faire une pêche à pied sur l’estran. Et dans les règles de l’art s’il vous plait, on remet les rochers à leur place et on évite une destruction d’habitat – mettant 3 ans pour se reconstruire. Tous les crabes de notre région sont ainsi passés en revue – leur système de respiration, leur morphologie et leur reproduction sont détaillés. Saviez-vous par exemple que le crabe mange sa mue pour solidifier sa nouvelle coquille ?

Les visios avec Victor

Devant un parterre de 130 élèves impatients, quelques courageuses et courageux se sont levé.e.s pour questionner Victor. Enfin, les candidats et candidates étaient nombreux.ses avec mille et une questions. Face à l’explorateur en tenue de gala, ou plus exactement, glissé dans sa combinaison de plongée, les jeunes porte-paroles sont venus face caméra pour éclaircir quelques zones d’ombre relevées par leur classe : Est-ce que les ibis rouges sont doux ? Comment faites-vous pour manger quand vous partez longtemps en mer ? Combien y a-t-il de couchettes sur le bateau ? Quel animal avez-vous préféré depuis le début du voyage ? Le flot des réponses s’enchaina avec celui des questions.

Un bel exercice que ces jeunes auront pratiqué durant ces 2 journées. Un exercice d’expression oral où, de groupe en groupe, ils et elles auront progressé dans leur formulation, étant de plus en plus à l’aise, étant de plus en plus clair. Ils auront appris, à travers la voix de leurs pairs, l’histoire d’une partie de la biodiversité d’ici et la manière d’en prendre soin.

Au revoir les Darwinigs ! On se revoit l’année prochaine pour étudier de nouvelles espèces !